Les conflits qui secouent actuellement l’Ukraine, Gaza et le Soudan enregistrent une croissance inquiétante des attaques ciblant les infrastructures de santé, compromettant les secours essentiels et aggravant les crises humanitaires. Face à cette détérioration, nous observons :
- Une multiplication des violences contre les hôpitaux et le personnel médical.
- Une augmentation sensible des conséquences sanitaires et humaines.
- Une violation systématique des droits protégés par le droit international humanitaire.
Ces éléments appellent à une analyse approfondie des formes, impacts et réponses possibles à cette situation critique, qui ébranle les capacités de soins dans les zones de conflit les plus fragiles du monde.
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Une escalade des attaques sur les infrastructures de santé en temps de conflit
Les données récentes montrent que les attaques contre les établissements médicaux en Ukraine ont augmenté de près de 20 % par rapport à 2024. Cette tendance s’inscrit dans un contexte global, où Gaza et le Soudan connaissent également une intensification de ces agressions. L’OMS et plusieurs ONG alertent sur le nombre sans précédent d’hôpitaux, de cliniques mobiles et de centres de soins ciblés, entraînant des fermetures temporaires ou définitives et privant des millions de personnes d’un accès aux soins vitaux.
En Ukraine, entre 2023 et 2025, plus de 200 sites médicaux ont été touchés, incluant des bombardements directs ainsi que des coupures d’électricité et d’eau. À Gaza, les frappes détruisent souvent les infrastructures en raison d’une densité urbaine élevée, causant des effets dévastateurs sur la prise en charge des blessés. Au Soudan, les affrontements opposant forces gouvernementales et milices locales ont paralysé un système hospitalier déjà fragilisé, avec des dizaines de structures de santé mises hors service ces derniers mois.
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Conséquences sanitaires majeures et aggravation des crises humanitaires
L’impact des attaques sur la santé publique est multidimensionnel et s’étend bien au-delà des blessures directes. La rupture des services médicaux provoque :
- Une hausse significative de la mortalité liée au manque d’accès aux soins urgents et aux traitements chroniques.
- La progression des épidémies, notamment dans les zones où les vaccins et médicaments deviennent rares.
- Une détérioration des conditions sanitaires, favorisant la malnutrition, surtout chez les enfants et les populations vulnérables.
Par exemple, au Soudan, l’Organisation mondiale de la santé dénonce une recrudescence des maladies infectieuses alors que les infrastructures hospitalières diminuent drastiquement, exacerbée par la malnutrition et les déplacements massifs de populations. Dans la bande de Gaza, la destruction des centres de soins a réduit la prise en charge des pathologies chroniques comme le diabète ou l’hypertension, compromettant la santé de milliers de patients.
La protection des infrastructures de santé face à l’impunité et aux violences accrues
Le droit international interdit explicitement toute attaque délibérée sur les établissements médicaux et les personnels de santé, pourtant ces normes sont trop souvent bafouées. L’impunité engendrée par le manque de sanctions efficaces encourage cette montée de la violence qui déstabilise les zones déjà en crise. L’absence d’accès sécurisé aux soins pour les populations civiles constitue une faute humanitaire grave.
Depuis la Résolution 2286 adoptée il y a plus de dix ans, les violations restent fréquentes et soutenues. En 2025, le G7 a mis en lumière l’urgence d’agir sur le dossier des conflits en Ukraine et au Soudan, plaçant la défense des infrastructures de santé au cœur des préoccupations internationales. Mais les actions concrètes sur le terrain peinent à suivre les engagements politiques.
Mesures et recommandations pour inverser la tendance
Pour atténuer cette crise grandissante, nous soutenons plusieurs axes d’intervention :
- Renforcer la surveillance et la documentation des attaques pour mieux responsabiliser les auteurs et renforcer les mécanismes judiciaires internationaux.
- Optimiser la protection physique des infrastructures via des technologies et stratégies de localisation sécurisée, notamment dans les zones urbaines à haut risque.
- Accroître le financement et le soutien logistique aux organisations humanitaires pour qu’elles maintiennent l’accès aux soins même en contexte de guerre.
- Favoriser les négociations de cessez-le-feu humanitaires afin de garantir des corridors sécurisés dédiés aux secours médicaux.
- Former le personnel militaire et paramilitaire aux obligations du droit humanitaire, incluant la prévention des actes de violence contre les établissements de santé.
| Zone de conflit | Nombre d’attaques contre infrastructures de santé (2024-2025) | Population affectée | Conséquences majeures |
|---|---|---|---|
| Ukraine | +200 | 12 millions | Evacuations médicales, pénuries critiques |
| Gaza | Plus de 150 | 2 millions | Effondrement des soins chroniques et d’urgence |
| Soudan | 90+ | 15 millions | Détérioration rapide des services et hausse des épidémies |
Ces faits constituent un signal d’alerte majeur pour la communauté internationale. Ensemble, en comprenant mieux les mécanismes et en agissant de manière coordonnée, nous pourrons œuvrer à préserver les infrastructures de santé qui sont le socle du secours aux populations victimes des conflits.



