Dès le 2 novembre, 32 docteurs juniors rejoindront des cabinets de médecine générale en Lot-et-Garonne pour contribuer au renforcement médical et élargir l’offre de soins. Cette arrivée intervient alors que le département compte moins de 200 médecins généralistes en exercice, et que l’accès aux soins de proximité reste un défi dans plusieurs secteurs.
Ces jeunes praticiens, qui entament leur dernière année de formation après avoir validé leur thèse, mèneront des consultations en autonomie supervisée par un médecin maître de stage. Leur présence doit augmenter la capacité de rendez-vous des cabinets, sans garantir l’ouverture de nouveaux suivis ni remplacer le médecin traitant. Pour les équipes médicales, l’accueil représente aussi une occasion de faire découvrir les conditions d’exercice locales à de futurs généralistes.
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- 32 praticiens sont attendus dans le département dès le 2 novembre.
- Les stages sont notamment prévus à Agen et dans sa couronne, Villeneuve-sur-Lot, Nérac et Casteljaloux.
- Un cabinet d’accueil doit compter au moins deux généralistes en exercice et disposer d’un bureau indépendant.
- Le stage dure un an : une installation locale reste possible, mais n’est pas garantie.
Lot-et-Garonne : 32 docteurs juniors attendus dès le 2 novembre
Le département accueillera 32 des 129 docteurs juniors affectés à l’académie de Bordeaux. Cette première expérimentation nationale intervient dans un contexte de baisse du nombre de généralistes en Lot-et-Garonne, où ils sont moins de 200 en exercice.
Les terrains de stage annoncés comprennent Agen et sa couronne, Villeneuve-sur-Lot, Nérac et Casteljaloux. Les secteurs autour de Marmande ne figurent pas dans cette affectation ; la liste officielle détaillée des communes et des praticiens doit être communiquée ultérieurement.
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Des lieux de stage choisis selon les besoins de soins
Les terrains ont été agréés par l’Agence régionale de santé, en lien avec la faculté de médecine et l’université de Bordeaux. Les secteurs considérés comme sous-dotés ont été privilégiés après des échanges avec des généralistes, des professionnels de santé et des maisons de santé.
La mise en relation entre les maîtres de stage universitaires et les futurs praticiens s’est achevée le 29 septembre. Le choix ne dépend pas seulement du caractère urbain ou rural d’une commune, ni de l’ancienneté du médecin encadrant : il doit aussi permettre un accueil adapté et un accompagnement effectif.
Pour les habitants, cette répartition signifie que l’effet du dispositif variera selon les lieux et l’organisation des cabinets. L’arrivée de stagiaires dans un secteur ne garantit donc pas, à elle seule, un rendez-vous pour chaque personne sans médecin traitant.
Consultations des docteurs juniors : une autonomie sous supervision
Les docteurs juniors ont validé leur thèse et entament la dernière année de leur parcours, présentée comme la dixième année de formation pour cette promotion. Contrairement aux internes en médecine en stage, ils pourront consulter en parallèle du généraliste auquel ils sont rattachés et assurer jusqu’à huit demi-journées supplémentaires, selon l’organisation retenue.
Cette activité vise à accroître la capacité de consultation du cabinet. Un maître de stage pourra, par exemple, réserver des créneaux à de nouveaux patients ou confier au jeune médecin une partie des consultations afin de réduire les délais pour les personnes déjà suivies.
Le nombre de rendez-vous et leur répartition seront décidés au cas par cas. L’autonomie concerne la conduite des consultations dans le cadre du stage ; elle s’exerce avec l’accompagnement et la responsabilité d’un médecin généraliste maître de stage.
| Point pratique | Modalité prévue |
|---|---|
| Début du dispositif | 2 novembre |
| Durée du stage | Un an, jusqu’en novembre 2027 |
| Encadrement | Médecin généraliste maître de stage |
| Conditions pour le cabinet | Au moins deux généralistes en exercice et un bureau indépendant |
| Médecin traitant | Un docteur junior ne peut pas être déclaré comme médecin traitant auprès de l’Assurance maladie |
Un cabinet équipé pour accueillir un jeune praticien
Les conditions d’accueil doivent permettre au docteur junior de recevoir ses patients dans un espace distinct, tout en gardant le médecin encadrant à proximité. La présence d’au moins deux généralistes en exercice aide à organiser cette supervision et à assurer la continuité du fonctionnement du cabinet.
Pour une personne qui cherche un médecin, la distinction est essentielle : le docteur junior peut contribuer à répondre à un besoin ponctuel, mais il ne peut pas être enregistré comme médecin traitant. Les patients sans généraliste peuvent se renseigner auprès des cabinets concernés ; chaque équipe déterminera si elle peut leur proposer un rendez-vous ou un suivi.
Un renforcement médical temporaire, avec un enjeu d’installation
La délégation départementale de l’ARS et la CPAM de Lot-et-Garonne doivent lancer le dispositif et une campagne d’information au début du mois de novembre. Les cabinets concernés pourront préciser leurs modalités d’accueil, qui dépendront de leur organisation et de la disponibilité de leurs équipes médicales.
La mission est prévue pour un an. À son terme, en novembre 2027, les jeunes médecins pourront choisir de s’installer dans le cabinet où ils ont effectué leur stage ou de poursuivre leur parcours ailleurs ; une nouvelle promotion pourrait prendre le relais pour une année supplémentaire.
La découverte du territoire peut peser dans une décision professionnelle : conditions de travail, coopération entre soignants et cadre de vie font partie des éléments qu’un praticien peut évaluer pendant son stage. Pour les zones confrontées aux déserts médicaux, l’accueil des docteurs juniors ouvre une possibilité de fidélisation, sans constituer une promesse d’installation durable.
- Pour les patients : se renseigner directement auprès des cabinets d’accueil pour connaître les créneaux disponibles.
- Pour les cabinets : organiser les consultations et la supervision selon leurs capacités réelles.
- Pour le territoire : transformer cette année de stage en expérience favorable à de futures installations.
Le dispositif apporte une capacité de consultation supplémentaire pendant un an ; son effet durable sur l’offre de soins dépendra des choix des jeunes médecins et de la capacité des structures à les accueillir dans la durée.



